Patricia Keeney

Energie semble le mot-clé le plus approprié pour définir le tempérament et la poésie de Patricia Keeney. Une énergie qui se manifeste d’abord dans son indépendance vis-à-vis des conventions de la condition féminine mais aussi de la sensibilité lyrique que l’on associe souvent à son sexe. Patricia Keeney est une femme totalement émancipée des préjugés séculaires qui ont longtemps régi la société de son pays. Voici comment elle définit son instrument poétique :

« Dans mon adolescence mes modèles étaient tous masculins –Ted Hughes en Angleterre, Irving Layton au Canada. Je voyais le monde à travers leurs yeux, leurs yeux très masculins. Parfois j’oubliais qu’une femme n’était pas censée faire ce genre de choses, dire ces choses. Il m’a fallu des années pour comprendre que je le pouvais si je le voulais. Mais lorsque j’ai acquis cette liberté, la liberté de parler avec ma propre voix et de vivre la vie que je voulais, j’ai compris que ce n’était pas du tout à une liberté masculine que j’aspirais. Mes audaces ont été et restent des audaces de femme. Mes batailles sont des batailles de femme. Elles m’ont menée à des mondes autres avec des satisfactions autres. Pour m’exprimer figurativement, je ne me réclame pas de l’épée masculine, mais de la plume qui, si vous y réfléchissez, est une autre sorte très féminine d’aiguille. »

Son premier recueil publié, Swimming Alone (Nager Seule) retrace parfois crûment l’amour fou d’une femme mariée et mère d’un petite fille à laquelle elle restera profondément attachée avec réciprocité une fois passé le traumatisme de son départ du foyer conjugal:

SCHOOL PHOTOGRAPHS

At four you smile in pastels
the hair gripped prettily by bows in pink plastic.
Little curved ear and dumpling cheeks
baby girl gazing out like kittens framed in blonde
all trust and compliance.
Five toughened you up. Suddenly it’s red and white
with a dash of pure blue defiance in the eyes
and the grin of a pie-mouthed chimp. Saucy imp.

Lacy and white at six you are lady grace.
Head inclined, hair cascading gently over shoulder
a pearl in creamy lobe and the look of one
to the regal title gleefully rushed, panting and warm
wispily ungroomed after touch tag in the schoolyard.

Seven drains your skin to alabaster.
Hair hangs obediently down and blue pervades like night.
You are so solemn. I have never seen the eyes
shadowed like that, hiding from me
the wilderness and sympathy you feel
your courage and confusion.

“Mummy, why can’t you come home?
I do understand, but I don’t agree.”

Accusing and protecting in the same breath
your shattered valiant self
held and waiting in sharp horizontal stripes
for the world to stop dividing.

PHOTOS SCOLAIRES
A quatre ans tu souris en pastels
les cheveux gentiment saisis dans des noeuds de plastique rose.
Petite oreille arrondie et joues rebondies
bébé aux yeux curieux de tout comme des chatons encadré de blond
toute confiance et obéissance.
A cinq ans, aguerrie. Soudain, rouge et blanc
avec une touche de défi bleu pur dans les yeux
et le sourire en cul de poule d’un chimpanzé. Polissonne.

Dentelle blanche à six ans, une vraie petite dame.
Tête penchée, les cheveux en cascade douce sur les épaules
une perle dans le lobe crémeux et le regard de qui
se précipite joyeusement vers le titre royal, essoufflée, tout excitée,
mèches folles après avoir joué à chat dans la cour de l’école.

Sept ans draine ta peau vers l’albâtre.
Les cheveux pendent obéissants et le bleu envahit comme la nuit.
Si solennelle. Jamais je n’ai vu les yeux
ombragés ainsi , cachant
l’effarement et la compassion que tu ressens
ton courage et ta confusion.

« Maman, pourquoi ne peux-tu pas revenir à la maison ?
Je comprends bien mais ne suis pas d’accord . »

Accusant et protégeant dans le même souffle
ton vaillant petit être bouleversé
prisonnière, attendant en rayures horizontales
que le monde cesse de se diviser.

ELEMENTAL
Naked bodies in the dark and eyes shut
words heating our room
charging the blood to perform
drawing the breath on and on

You keep your elements separate
water, earth, air in the long range
fire, always threatening –
But this refuge cave you run to will not remain
apart, supplemental, beacon out there.

It’s already mixed and mixing –
lines of verse and shudders of body
lecture notes and love notes
a certain authority you have over
random arrangements.
We go to the movies in the afternoon and that
is more illicit than adultery; bad movies
which bring us even closer.

To optometrists and ice-cream parlours.
We try sex in the office on a down-filled coat
get the giggles and carpet-burns to knees
barely escape the institution’s cleaning team
prowling around with their flashers for dirt in the night.

We miss each other all the time
send taxis blurting about town to head off
frantic lives – greedily, recklessly.

You ask what I want, wanting pictures.
My images of future are all behind me.
I’m on the road again, going
The centre shifts, melts, vanquishes equal distribution
among people and work. My familiars have fled.

I suppose I lived life’s first half humming
in cloudless cobalt, never understanding the ache
behind the eyeballs. Now I find myself falling always
hapless rain blurring lines, softening
like doubt, surrendered, as clay.
ELEMENTAIRE
Corps nus dans le noir, yeux fermés
paroles réchauffant notre chambre
chargeant le sang d’accomplir
inspirant de plus en plus profondément

Tu gardes tes éléments séparés
eau, terre, air à longue portée
feu toujours menaçant —
Mais cette caverne où tu cours te réfugier ne restera pas
isolée, supplémentaire, balise là-bas.

Tout déjà est mêlé et se mêle —
lignes de poèmes et frissons du corps
notes de cours et notes d’amour
une certaine autorité de ta part sur les rendez-vous fortuits.
Nous allons voir des films l’après-midi et cela
est plus illicite que l’adultère; de mauvais films
qui nous rapprochent encore plus.

Chez des opticiens et dans des salons de thé.
Nous faisons l’amour au bureau sur un manteau matelassé
pris de fous rires, les genoux râpés par le tapis
échappant de peu à l’équipe de nettoyage
qui rôde dans la nuit pour débusquer la poussière avec des torches.

Nous nous manquons tout le temps
envoyons des taxis au hasard dans toute la ville pour intercepter
des vies frénétiques — avides, casse-cou.

Tu demandes ce que je veux, pour avoir des images.
Mes visions pour l’avenir sont toutes derrière moi.
Je suis à nouveau sur la route, allant
Le centre bouge, fond, défait une égale répartition
parmi les gens et le travail. Mes familiers ont fui.
Je suppose que j’ai vécu la première partie de ma vie à bourdonner
dans un cobalt sans nuages, sans jamais comprendre la douleur
derrière les yeux. Maintenant je me retrouve toujours à tomber
la pluie malheureuse brouillant les lignes, adoucissant
comme le doute, soumise, comme l’argile.

Patricia Keeney est fille d’un Canadien Patrick, (lui-même fils d’un bûcheron, Seamus et de sa femme Maude) engagé dans la seconde guerre mondiale qui l’a mené en Angleterre où, au grand déplaisir du chapelain militaire il rencontre et épouse une Anglaise protestante, Jane, qu’il ramène au pays ; Reine au foyer, son Royaume, elle y mènera énergiquement sa petite famille :

WILLING THE SEA

Sovereign and serf, Joan animates
this wilderness. Rides her neighbour’s
refrigerated milk truck to town once a week
her youngest swaddled in freezing blue glass
dreaming of heat, the way Joan longs for water.

Womb-weary babies both of them. Stillborn and
waiting to be.

Joan is moving on.

Mother courage, mother militant
mother of new world nerves
she carries her kitchen down to the beach.
Essentials only: wieners and ketchup, mustard and buns
spread out on Indian blankets under the stars.

Her children build fires and sing songs
relying on the patient little boat
they row to local picnics in.

Wait, they say. Wait. We’re coming.
And with them dawn, they paddle far from shore
past cities, picking up Patrick.
Down the big river, Joan and her own new breed

willing the sea to take them.
DESIRANT LA MER

Souveraine et serve, Jeanne anime
ce lieu sauvage. A l’arrière de la camionnette frigorifique
de son voisin laitier pour aller à la ville une fois la semaine
son petit dernier emmitouflé dans le verre bleu glacial
rêvant de chaleur comme Jeanne se languit de l’eau.

Des bébés las du ventre tous les deux. Morts-nés et
en attente de devenir.

Jeanne va son chemin.

Mère courage, mère militante
mère du nouveau monde intrépide
elle transporte sa cuisine jusqu’à la plage.
L’essentiel seulement : des francforts et du ketchup, de la moutarde et des buns
étalés sur une couverture indienne (1) sous les étoiles.

Ses enfants font des feux et chantent des chansons
se fiant à la petite barque patiente
pour les mener à la rame aux pique-niques locaux.

Attendez, disent-ils. Attendez. On arrive.
Et à l’aube ils pagaient loin de la rive
au-delà des villes, prenant Patrick au passage.
Descendent le grand fleuve, Jeanne et sa nouvelle couvée

désirant que la mer les prenne.

(1) Type de couvertures, très colorée, autrefois échangées aux autochtones contre des fourrures.
THE ROCK

Home by his river for life
Patrick turns beaver
sawing and nailing,
planing and putting together.
Always on a roof
climbing higher and higher
hand-hewing his ladders
while Joan
wed to fire and water
drawn and stretched by the river
stands firm on her ground.

Patrick, now wise man of the tribe
insures lives, preaches comfort
and caution, trims hair to slick limits
each endless emptying day.

A hunter and gatherer of staple security
he has wrapped link by link
a small impenetrable chain

around me, fitful gleam

set solid in rock
and spinning earth.

LE ROC

Chez lui près de sa rivière de vie
Patrick devient castor
sciant, clouant,
rabotant, assemblant.
Toujours sur un toit
grimpant de plus en plus haut
taillant à la main ses échelles
tandis que Jeanne
mariée au feu et à l’eau
attirée, étirée par la rivière
résiste sur son propre terrain.

Patrick, désormais homme sage de la tribu
garantit les vies, prêche confort
et prudence, taille les cheveux au strict minimum
chaque jour qui se vide sans fin.

Chasseur et rassembleur de la sécurité élémentaire
il a développé maillon par maillon
une petite chaîne impénétrable

autour de moi, lueur fugitive

implantée solidement dans le roc
et la terre qui tournoie.

*
Si Le Livre de Jeanne et Le Livre de Patrick sont des hommages rendus à ses parents, la thématique de la quasi-totalité des autres volumes de poèmes se centre autour de la personne du poète, femme amoureuse mais aussi consciente de ses devoirs de responsable d’une famille recomposée dont la tâche passe aussi par l’étendage de la lessive ou les soucis de calmer les tensions relationnelles quotidiennes. Souvent les poèmes se présentent comme des réponses différées à une question ou un problème, comme des dialogues silencieux avec un personnage pour l’instant physiquement absent ou comme des notes dans un journal personnel mais pas intime. On ne doit pas attendre de quête introspective ni d’analyse solitaire de la part de ce tempérament énergétiquement extraverti. Malgré les nombreux et lointains voyages liés à l’activité professionnelle du poète, universitaire invitée à des conférences ou des lectures de ses poèmes, les pays visités ne servent qu’anecdotiquement de cadres à ses poèmes, révélés simplement par un toponyme voire des patronymes locaux célèbres. Nous sommes en Dordogne, dans le Grand Nord, en Afrique, en Chine ou au Japon pays de Bouddha et du feng shui, mais sans plus rien apprendre du lieu. Son art est plus narratif que descriptif. Mais aussi très métaphorique, remplaçant le discours direct par la projection d’images et les concepts par des archétypes concrets :
JUST TOUCHING

You leave unexpectedly.
That’s wrong. Expectation is wrong.
Major disturbance collecting itself somewhere, barely
ruffling the mild climate of our early days,
long-range weather report we hardly credit
that’s the future.

Point is, you never leave me without
a magic circle to inhabit keeping warmth
light and our essential ether.
I’m a goldfish in a bowl.
My glass house travels any air.
Calm in the heat of this little wine-bar
I sip, read and eventually wander out.
The white flakes purr, pour their round geometry
hanging and flying under the streets’
wide-eyed amber globes.
A million moths swimming from flame to flame.

I leave inside
two glasses on the dark table
in a pool of yellow, half-filled
just touching.

SIMPLEMENT SE TOUCHENT

Tu me quittes subitement.
Ce n’est pas bon. L’attente n’est pas bonne.
Une perturbation importante se prépare quelque part, affectant
à peine le climat tempéré de nos premiers jours,
un rapport à long terme de la météo à peine écouté
– c’est l’avenir.

Certes, tu ne me quittes jamais sans
un cercle magique où habiter qui garde chaleur
lumière et notre éther essentiel.
Je suis un poisson rouge dans un bocal.
Ma maison de verre parcourt tous les airs.
Calme, dans la chaleur de ce petit bistrot
Je sirote, lis et finalement sors me promener.
Les flocons blancs ronronnent et déversent leur géométrie ronde
en suspens, voletant sous l’ambre des globes
yeux grands ouverts des rues.
Un million de phalènes nageant de flamme en flamme.

Je laisse dedans
deux verres sur la table sombre
dans une flaque de jaune, à demi pleins
Qui se touchent, c’est tout.
Les images sont en grande majorité liées à l’image de l’eau courante, au fleuve où l’homme et la femme ont l’occasion d’exercer leur énergie pour survivre, tel le broussard dans son canot. ; ou comme dans « Nager seule », où la femme amoureuse se bat pour recouvrer sa liberté. « Water between us/ has always run clear » (L’eau entre nous deux [sa fille et elle] / A toujours coulé claire ») (« Kari at Twelve », Global Warnings p.38) ; « I am woman and I am water” (« Je suis femme et je suis eau”, Selected Poems, “Anything that matters” p.51). Ces images archétypales foisonnent aussi dans son premier roman, The Incredible Shrinking Wife, qualifié par elle de « roman picaresque post-féministe » :
« However he had missed the generating drive in life ; he had missed the family boat and was how relying on Katie to offer him a seat on her bright little lovecraft, no matter how dangerous it was rocking on the inhospitable ocean” (p. 12).(Cerpendant il manquait d’élan vital ; il avait raté le bateau familial et permettait à Katie de lui offrir un siège dans son joyeux petit canot, inconscient des embardées sur l’océan inhospitalier).
“ It was culture that got them into arguments, Katie realized and not the sensual things, like the pounding sea and the ragged clifftops wavering flags of russet and moss.” (p.16) (c’était la culture qui était cause des disputes entre eux, avait compris Katie, non la sensualité, comme la mer battante et les hautes falaises où s’agitaient des oriflammes d’algues rousses et de mousses.)

« There came a sultry night in the garden back at Frampton. Too humid all evening, when it finally rained, Katie and Chris trooped into the downpour for coolness. They were among the wet dark roses, they at last pressed their damp bodies close, touching and probing, caressing for the first time in true sexual agony. Their transparent clothes moulded onto sticky skin. She felt his hardness as the rain pelted her. His hands roamed freely in the torrent.” (p.17) (Par une nuit torride; de retour à Frampton, par cette soirée trop humide, dès que la pluie se mit finalement à tomber ils se réfugièrent sous l’averse en quête de fraîcheur. Au milieu des roses sombres mouillées ils s’étreignirent, se cherchant, se caressant pour la première fois dans une véritable extase sexuelle. Leurs vêtements transparents collaient à leur peau et les moulaient. Elle le sentit dur contre elle sous la pluie battante . Ses mains erraient librement dans le torrent).

Mais la femme peut ausi se faire flamme: “While Charlie’s inner fires were still comforting, glowing steadily as a hearth, hers where now burning like dry bushes catching sparks in the great dark outside.” (p.18) (Tandis que le feu intérieur de Charles s’était fait confortable et régulier, le sien brûlait désormais comme de la broussaille bien sèche attrapant des étincelles dans le grand dehors sombre).

Un feu sombre qui anime aussi son écriture. Sa langue, son style, avec ses sonorités rudes, ses allitérations gutturales, ne répond pas aux critères associés à la féminité et n’a cessé de se faire plus elliptique, avec des syntagmes plus heurtés associés sans liant ni ponctuation. Ainsi du dernier poème de Global Warnings (Avertissements planétaires) son dernier volume à ce jour publié en 1999 par Oberon Press (Canada), qui répond au titre du volume en suggérant le contraste entre une actualité dramatique suivie sur l’écran de manière peu participative par des amoureux blottis devant la télévision :

SITTING AND CUDDLING AND WATCHING THE WAR

Of minor transgressions, incursions
boundaries crossed, violence
borders marked in blood

frameworks around blank canvas
hard frames possessing emptiness
asserting rights over nothing
but the right
to have rights

dismemberment of the body
breast by lip by warring word
hardened eye, by appetite
and anger

of such aggressions
I am too aware.

Flayed from the skin that draws you
I flinch from every gaze.

Absent too often you seem complicit
in the wars that rage around us.

By our banked silence you are accused.

This wrapt presence at the nullifying screen
compromises us. Message and image
conflict the truth. Watching
is also participation.

How do we separate
information from the lunatic thrill
of destructive event
from the deep selfish satisfaction that we
are not they?

History proved appeasement wrong.
Once. Long ago.
Have we learned nothing more
about alternatives?

There is still too much in the way
of unnatural acts, too much
forcing and shoving and shouting
and excluding
to achieve the dominant
being.

Turn off the screen and listen to words.
Let us meet in the spaces between them

and imagine.
ASSIS ON SE BLOTTIT POUR REGARDER LA GUERRE

De transgressions mineures, incursions,
frontières franchies, violence
limites soulignées par le sang

encadrements de toiles vides
cadres durs qui possèdent le néant
affirmant des droits sur rien
que le droit
d’avoir des droits.

démembrement du corps
sein par lèvre par mot meurtrier
oeil durci, par appétit
et colère

de telles agressions
j’ai trop conscience.

Ecorchée vive de la peau qui vous tire
je fuis tous les regards.

Absente trop souvent tu sembles complice
de ces guerres qui font rage autour de nous.

Notre silence accumulé t’accuse.

Cette présence enveloppante devant l’écran qui invalide
nous compromet. Message et image
heurtent la vérité. Regarder
c’est aussi participer.

Comment séparer
l’information du frisson fou
lié à l’élément destructeur
de notre profonde satisfaction
de n’être pas eux ?

L’Histoire infirme l’apaisement.
Une fois. Jadis
N’avons-nous rien appris
sur les alternatives ?

Il se fait encore beaucoup trop
d’actes dénaturés, trop
de brutalité, de bousculade, de hurlements
et d’exclusion
pour arriver au sommet
du pouvoir

Fermez l’écran, écoutez les paroles
Rencontrons-nous dans leurs intervalles

et imaginons.

*

Bibliographie française

Plusieurs poèmes dans Poésie 2001 n°89 (Paris) et dans Le Journal des Poètes 2002/4 et 2005/4 (Belgique)

Aux éditions du Poémier de Plein Vent (Bergerac), en édition bilingue :

Swimming Alone / Nager Seule, 2002
The Book of Jane /Le Livre de Jeanne, 2007
The Book of Patrick/ Le Livre de Patrick, 2007
Publié dans Poésie/première n° 38 Juillet/octobre 2007 numéro spécial sur « Femmes en Poésie »

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